L’équipe de la Banque du Canada (BdC) a publié ce mois-ci une étude qui a révélé que la cryptomonnaie la plus célèbre est protégée contre l’attaque à 51 %  et des scénarios de double dépense.

L’étude développée par le personnel de la première banque du Canada, appelée Compatibility on the Blockchain (Compatibilité sur la chaîne de blocs), conclut que Bitcoin est protégé contre des attaques à 51% et contre des scénarios de double dépense, lesquels ont longtemps été considérés comme la menace la plus sérieuse pour la monnaie de Satoshi Nakamoto.  

Le document composé de 19 pages a été écrit par Jonathan Chiu, membre du personnel du Département de gestion de fonds et de la banque, et par Thorsten Koeppl, économiste à l’Université de Queen, qui ont conclu que les incitatifs du réseau combinés à la Preuve du travail (PoW) sont les principaux point forts.

Le rapport souligne les avantages du protocole utilisé par Bitcoin, qui choisit, au hasard et en toute sécurité, qui fera le minage du prochain bloc grâce à cette Preuve du travail qui protège le réseau. Le voyage à travers la confirmation des transactions est une autre étape supplémentaire qui rend difficile la modification de l’historique de réception et d’envoi des cryptomonnaies ou la tentative de compléter une double dépense, selon le rapport.

Attaque à 51% et double dépense. Que sont-ils ?

Évidemment, pour comprendre le côté positif de cette nouvelle, nous devons commencer par le début : savoir ce qu’est une attaque à 51% et les doubles dépenses pour savoir de quoi Bitcoin est à l’abri.

Par conséquent, une attaque à 51 % est l’utilisation par un mineur ou un groupe de mineurs d’une capacité minière excédentaire pour altérer le fonctionnement du réseau en leur faveur. C’est-à-dire qu’une attaque à 51% se produit au moment où une personne ou un groupe de mineurs contrôle plus de 50% de la puissance informatique du réseau, c’est-à-dire qu’ils ont la même capacité minière que tous les autres mineurs plus un agrégat. Dans ce cas, le mineur pourrait secrètement extraire de nouveaux blocs dans une chaîne bifurquée de la chaîne principale, envoyant les mêmes fonds aux deux chaînes, ce qui entraînerait une double dépense. 

Cependant, la BdC soutient dans sa publication que d’un point de vue économique, la double dépense « exige d’un mineur malhonnête d’avoir les poches profondes et d’être neutre en termes de risque. Ces hypothèses tendent à être irréalistes et, dans la pratique, les utilisateurs ont peu d’incitation économique à lancer une telle attaque, surtout lorsque l’investissement informatique des autres mineurs est important ».

Cette étude réalisée par la Banque du Canada, laisse Bitcoin dans une bonne position, puisque c’est une entité importante qui représente les systèmes financiers traditionnels et que dans le rapport a un ton plutôt positif vers la monnaie décentralisée la plus célèbre, ce qui peut être pris comme une avance pour l’écosystème crypto.

Que pensez-vous de cette étude de la BdC ? Êtes-vous d’accord avec les arguments de la banque ? Faites-nous part de vos commentaires ci-dessous.