Le sous-gouverneur de la Banque de Canada, Timothy Lane, a laissé entendre que la banque explore le domaine des crypto-monnaies et les questions clés relatives à leur conception.

Dans un discours prononcé à une audience de l’Université de Calgary, Timothy Lane a déclaré que la banque canadienne faisait des recherches sur les avantages et les inconvénients de la création d’une crypto-monnaie. À cet égard, le sous-gouverneur a indiqué qu’à moins que les risques associés à la monnaie numérique d’une banque centrale ne puissent être gérés de façon appropriée, la banque ne recommanderait pas l’émission d’une telle monnaie.

« L’une des raisons les plus importantes pour nous inciter à la prudence tient au fait qu’une monnaie numérique émise par une banque centrale risquerait d’être utilisée dans des opérations illégales ou pourrait avoir des répercussions très graves sur l’intermédiation financière. » a expliqué la banque, à travers son porte-parole. 

Dans son allocution, Lane affirme aussi qu’actuellement les monnaies cryptographiques représentent un risque énorme, non seulement pour le risque de voir ces actifs utilisés dans des opérations interdites, mais aussi en raison de la forte fluctuation et la volatilité qui les caractérise. Pour illustrer son affirmation, le canadien a fait référence au prix du Bitcoin, qui a atteint 20 000 dollars décembre passé et aujourd’hui il se négocie à 6 000 dollars.

BdC s’intéresse plutôt à l’impact des devises cryptographiques

Au fil des jours, le Canada n’a pas été réticent au sujet des crypto-monnaies et la technologie Blockchain. Bien que la banque ne risque pas la création d’une monnaie virtuelle centralisée ou ne s’intéresse pas à la réglementation des crypto-monnaies, la Banque Centrale du Canada s’intéresse plutôt à l’impact que pourraient avoir les devises électroniques sur le système financier global.

Lane a ajouté qu’au fil de leur évolution, ces actifs pourraient toucher aux fonctions essentielles de la banque centrale, notamment la politique monétaire, la stabilité financière, les paiements et la monnaie. D’après Lane, ces actifs ne posent pas encore de risques pour la stabilité financière, mais « les choses évoluent rapidement à mesure que la taille, la complexité et l’interconnexion des crypto-actifs grandissent ». Par conséquent, un changement ne devrait pas être exclu et « nous devons être prêts à réévaluer leur incidence potentielle sur la stabilité financière ».

Carolyn Wilkins, un autre sous-gouverneur de l’institution, a appelé plus tôt cette année les autorités à  œuvrer à la mise en place d’un ensemble de politiques harmonisées régissant les cryptomonnaies car à son avis, il était important d’avoir une stratégie sur les crypto-actifs aussi cohérente que possible entre les pays.

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