N’importe qui peut créer une cryptomonnaie. C’est un processus vraiment simple, surtout si vous copiez la base de code d’une monnaie déjà existante et lui donnez un nouveau nom. C’est ainsi que beaucoup de cryptomonnaies les plus populaires comme le Litecoin sont nées. Mais créer une cryptomonnaie et miner le bloc genèses ne suffit pas : jusqu’à ce que cette monnaie ait son propre portefeuille mobile et puisse être utilisé pour faire une transaction, elle ne mérite pas d’être appelé une cryptomonnaie.

Les vrais cryptos résident sur votre téléphone

L’Internet est né avec les appareils de bureau mais il est aujourd’hui dans nos poches, ou plus souvent dans nos paumes, parce que nous cessons rarement d’utiliser nos téléphones mobiles assez longtemps pour les garder. Lorsque Satoshi a publié son livre blanc en Octobre 2008, les appareils de bureau étaient toujours le moyen préféré pour faire des affaires sur le web, mais tout cela était sur le point de changer. 14 mois plus tôt, Steve Jobs avait dévoilé l’iPhone, inaugurant ainsi les remous de ce qui allait devenir la révolution mobile. 

Pendant ce temps-là, Satoshi travaillait doucement sur sa propre révolution de la cryptomonnaie. À la fin de 2010, Satoshi avait disparu, mais la graine qu’il avait semée germinait comme un arbre d’argent numérique qui grandissait rapidement. En 2016, l’utilisation du web mobile surpasse celle des appareils de bureau et l’économie de cryptos, qui s’avait stagné les deux dernières années, a pris vie. Tout à coup, tout le monde libérait des monnaies et tokens (jetons), dont beaucoup étaient orientés aux mobiles, et tout le monde parlait des cryptos à travers de Twitter, Snapchat et les Vlogs.    

Il n’y avait qu’un seul problème : vous ne pouviez pas dépenser la plupart de ces nouvelles cryptodevises. Ils s’étaient plutôt comme des devises futures, qui seraient utilisables dans environ 18 mois, quand l’équipe de développement commence à lancer les portefeuilles Android et iOS. Bitcoin peut être couteux à envoyer et Ripple peut être inutile à envoyer, mais au moins ils pouvaient être utilisés comme un type de monnaie, PSP ou PSB. Bonne chance pour transformer les vies de ceux qui n’utilisent pas la banque avec vos transactions « pas chères et rapides » qui ne peuvent être envoyées que d’un portefeuille de bureau à un autre portefeuille de bureau.

iOS n’est pas si facile !

La difficulté à laquelle nombreux de développeurs doivent faire face c’est l’ardu et rigoureux processus d’avoir une application approuvée par la App Store. Apple n’accepte pas de vieux code, bricolé et expédié au marché, ce qui parait la façon de marcher de la plupart des projets de monnaies cryptographiques.  En conséquence, les portefeuilles mobiles – iOS en particulier – ont démontré être un point de conflit. Parmi les monnaies actuellement dans le top 10 des cryptomonnaies, la moitié n’a pas leur propre portefeuille dédié.

Ripple, Cardano, Stellaire, IOTA et EOS ne disposent pas de portefeuilles propres, mais au moins Ripple et Stellaire peuvent être utilisés en utilisant des portefeuilles de tiers. Dehors du top 10 très peu de monnaies ont un portefeuille mobile. Monero, par exemple, attend toujours un support iOS complet. Les portefeuilles mobiles nécessitent du temps et du bricolage pour se perfectionner, donc ce n’est pas la faute des équipes de développement s’ils ne sont pas en mesure de sortir ces applications du jour au lendemain.

Mais tant qu’ils ne l’auront pas fait, tout ce qu’ils disent de pouvoir soutenir des milliers de transactions en une seconde et de permettre les échanges entre pairs, ce n’est que de vantardise.

Êtes-vous d’accord que les cryptomonnaies qui ne disposent pas de support mobile ne sont pas de vraies devises ? Faites-nous le savoir dans la section des commentaires ci-dessous.

 

Article original écrit par Kai Sedgwick pour News.bitcoin.com